Public en errance ou sans domicile fixe.
Accueil de jour
Dernière date de mise à jour : 05/03/2026
Nombre de dispositifs
L’accueil de jour, ou ESI, est souvent, pour les personnes isolées en errance, la première étape vers une possibilité de sortie de la rue. Ces lieux proposent des services élémentaires pour répondre aux besoins immédiats des personnes : se nourrir, se reposer, se laver… mais aussi dialoguer avec des professionnels et envisager des solutions d’insertion sociale. Les accueils de jours sont des outils essentiels de lutte contre l’exclusion.
Public
Durée de séjour
Durée de séjour soumise au cahier des charges.
Missions
Un accueil de jour a vocation, comme son nom l’indique, à « mettre à l’abri », par un accueil ponctuel en hébergement collectif, les personnes qui font face à des difficultés particulières d’hébergement et qui sont dans des situations spécifiques. Il se construit dans le cadre de permanences sociales pour tisser des liens avec des personnes fortement désocialisées et pour y recevoir les interventions des partenaires extérieurs. Une solution d’orientation et d’hébergement durable (type CHU) est proposée au public recensé afin de lui offrir des perspectives de réinsertion.
Droits des usagers
Non soumis à la loi 2002-2. Toutefois, des groupes d’expression et documents contractuels sont réalisés.
Création
Depuis 2010, les accueils de jour sont intégrés au dispositif de veille sociale défini à l’article L.345-2 du CASF.
Financement et tarification
- Le coût journalier à la place est compris dans une fourchette allant de 38 à 43 euros (gratuit pour les usagers).
- BOP 177. (Il convient de noter que les accueils de jour ne bénéficient pas systématiquement d’un financement dédié. Certains peuvent bénéficier d’une participation financière de l’État, d’une collectivité locale ou d’organismes divers, de fondations ou d’autres organisations publiques ou privées. Cette situation explique la diversité des prestations proposées et les horaires d’ouverture.)
Références juridiques
- L’accueil de jour constitue l’un des trois piliers du dispositif de veille sociale défini par l’article L.345-2 du CASF en complément des maraudes et du service d’appels téléphoniques pour les personnes sans abri, dénommé 115.
Actions innovantes
Des actions se multiplient pour favoriser la collaboration de la société civile pour tisser du lien avec le public accueilli et changer les « idées reçues ».
Politiques publiques
Avantages
- Prise en charge continue (hébergement, sanitaire et sociale) au sein d’un site dédié, dans une zone isolée du public aéroportuaire.
- Réalisation d’une évaluation sociale.
- Mise en place des premières actions d’accompagnement social, fluidité importante au sein du dispositif au vu de la durée réduite de prise en charge.
Inconvénients
- Nécessité d’obtenir l’assentiment de la personne avant sa prise en charge.
- Caractère tributaire des places disponibles dans le parc d’hébergement financé par l’État (actuellement en grande tension).
Partenariats obligatoires
Le SIAO coordonne les places en hébergement.