L’ensemble des publics accueillis, hébergés, logés, accompagnés ou soignés sur les sept champs d’activité : asile et intégration ; logement accompagné ; mise à l’abri, urgence et insertion ; grand âge et autonomie ; handicaps et inclusion ; protection de l’enfance ; accompagnements sociaux. Leurs 965 établissements et services sont ancrés au sein de leurs territoires et quartiers dans une dynamique d’ouverture aux habitants et riverains.
Tiers-lieu
Dernière date de mise à jour : 27/05/2026
Nombre de dispositifs
Du café social ou numérique au jardin partagé, de l’écomobilité, la laverie ou le chenil solidaire, de bureaux partagés à l’accompagnement des personnes, les tiers-lieux s’affirment dans leurs projets, leur ancrage dans les territoires, le collectif rassemblé autour d’un projet partagé. Les tiers-lieux se développent là où des services de proximité reculent. Ils étaient près de 3 500 en France en 2023 selon le dernier recensement national, 62% en dehors des métropoles et un tiers en milieu rural, avec une dynamique de croissance qui devrait les porter vers 5 000 à horizon 2025-2026. La notion de tiers-lieu a pris une place prépondérante dans les réflexions concernant l’aménagement et le développement territorial. Elle est présente dans les politiques publiques liées à l’action sociale, la culture, la politique des villes, etc. et peut offrir des avantages en termes d’efficacité, tels que la mobilité, l’accessibilité, l’innovation, la mise en réseau et le marketing. Elle offre l’opportunité de voir évoluer les modèles économiques, engendre la réduction de coûts fixes, la mutualisation de moyens ou encore la création de nouveaux services et la diversification des partenariats. L’essentiel du tiers-lieu demeure sa capacité de mobilisation de chacun à créer de la valeur sociale, culturelle et économique dans l’alliance de l’autonomie et du collectif, en dehors, à côté ou avec les institutions conventionnelles telles que l’entreprise, la maison de la culture, le CCAS, l’école ou la bibliothèque. Le tiers-lieu fait émerger des réponses apportées à des besoins non satisfaits et la création de valeur, misant sur la collaboration et la cocréation entre les différents acteurs.
Public
Missions
- Dynamiser le lien social et la vie locale.
- Proposer des actions d’intérêt général en réponse aux enjeux de société, économiques, écologiques et sociaux.
- Mobiliser la contribution citoyenne pour répondre aux besoins du territoire.
- Créer de l’emploi direct.
- Mettre en oeuvre la transition écologique.
- Intégrer la formation formelle ou informelle au coeur des pratiques et participer à l’expansion et au renouveau de compétences individuelles et collectives.
Durée du projet
Un projet de tiers-lieu s’inscrit dans la durée. Il s’agit d’un processus, d’une démarche évolutive et adaptée aux besoins.
Droits des usagers
Outre la création de liens sociaux, la lutte contre l’isolement, le renforcement de l’autonomie et de l’insertion sociale, la dynamique s’inscrit pleinement dans la loi 2002-2 et facilite la conformité à ses quatre axes que sont : renforcer les droits des usagers ; élargir les missions de l’action sociale ; mieux organiser et coordonner les différents acteurs du domaine médico-social et social ; améliorer la planification.
Création
1/ Phase de préfiguration, identification d’actions réalisables rapidement, organisation de leur mise en oeuvre avec la communauté d’acteurs.
2/ En dresser des diagnostics réguliers et identifier les points d’amélioration.
Financement et tarification
Un équilibre entre activités lucratives et d’intérêt général est à trouver. 49 % du chiffre d’affaires des tiers-lieux proviennent de subventions publiques (recensement France Tiers-Lieux, 2023), les 51 % restants relevant de ressources propres. Les tarifs appliqués varient en fonction du type d’usager et du recours à un système d’adhésion.
Les principales pistes de financement sont les suivantes : l’État via l’ANCT avec le programme « Nouveaux lieux, nouveaux liens » et le dispositif « Fabriques de territoire » (jusqu’à 50 000 € par projet) ; les collectivités territoriales — communes, intercommunalités, Conseils départementaux et régionaux — via des subventions d’investissement, de fonctionnement ou la mise à disposition de foncier ; la Banque des Territoires pour les projets d’innovation sociale ; les fonds européens (FEDER, LEADER, FSE+) selon la nature et la localisation du projet ; l’ADEME pour les projets liés à la transition écologique et au numérique responsable ; et enfin les ressources propres telles que les adhésions, la location d’espaces, les activités de services et le financement participatif.
Solvabilisation des personnes accompagnées
Pistes de travail : engager un travail avec les partenaires financiers autour des enjeux de solvabilisation des personnes, s’appuyer sur le pouvoir d’agir des structures et des personnes mobilisées, accompagner la capacité d’organisation des usagers.
Actions innovantes
Une réponse innovante pour lutter contre l’isolement et recréer des liens de mixité sociale à l’échelle du quartier et promouvoir l’accès au droit et le pouvoir d’agir des plus fragiles.
Politiques publiques
La notion de tiers-lieu a pris une place prépondérante dans les réflexions concernant l’aménagement, le développement territorial et les politiques publiques. Portée par l’ANCT via le programme « Nouveaux lieux, nouveaux liens » et structurée autour du GIP France Tiers-Lieux, cette politique publique interministérielle fait néanmoins face à des tensions budgétaires croissantes, avec des réductions significatives des crédits dédiés en 2025 et 2026, fragilisant des structures souvent implantées dans des territoires ruraux ou prioritaires.
Partenariats obligatoires
Collectivités, acteurs locaux institutionnels et privés de l’emploi, de l’insertion, de la formation, de l’éducation, de la culture, de l’alimentation, de la santé, du droit.