Témoignage de Volontaires
Témoignage de Sanabel CHAIEB, 22 ans, esthéticienne au sein du Centre d’accueil de jour « La vie en Mauve » à Paris
« Suite aux nombreux confinements et ne pouvant plus exercer ma profession dite non prioritaire, j’ai dû trouver une autre alternative pour pouvoir tout de même continuer à travailler.
En navigant sur internet, m’est apparu comme une révélation en voyant le métier de socio-esthéticienne. Après quelques recherches, j’ai appris qu’il y avait des formations diplômantes reconnues par l’état.
Étant très intéressée et désireuse de découvrir de nouvelles choses, je me suis dirigée vers le service civique, qui pouvait à la fois me servir de première expérience auprès d’un public de personnes âgées atteintes de troubles du comportement, démences, Alzheimer etc… et de pouvoir également pratiquer des soins esthétiques.
Mon expérience au sein de cet établissement a duré huit mois, période pendant laquelle j’ai pu découvrir à travers des ateliers et à travers toute l’organisation d’un accueil de jour, des métiers essentiels comme aide-soignante, art thérapeute, musicothérapeute et responsable de l’accueil de jour.
Au début c’est impressionnant, ne connaissant pas du tout ce milieu, j’ai pu observer chaque jour les différents aspects et les conséquences que la maladie a sur les bénéficiaires, mais cela n’a pas du tout été un frein pour moi au contraire, de nature protectrice, maternante et sociable, je me suis très vite adaptée et au fur et à mesure j’entamais des discussions, des petits sourires et des complicités avec ce public. Ce sont pour certain(e)s des personnes isolées, qui n’ont plus de repère ni dans le temps, ni dans l’espace et qui subissent tous ces changements. Le plus difficile est d’accepter la maladie et de laisser les aidants s’occuper de ces personnes dépendantes et fragiles. C’est à ce moment-là que le métier de socio esthéticienne est fondamental, nous les aidons à accepter les modifications de leurs images corporelles en cas de maladie ou de vieillesse. Par des soins, nous contribuons au bien-être et à la prise de conscience de leur corps et de leur image par les personnes malades ou en détresse sociale. »
Nous les aidons à accepter les modifications de leurs images corporelles en cas de maladie ou de vieillesse.